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26 février 2015 4 26 /02 /février /2015 21:07

 

 

 

 

 

Sandhya Raju

Danse Kuchipudi

 

Avec Jaikishore Mosalikanti (nattuvangam et chant), Muthukuma Balakrishnan (flûte) et Guru Bharadwaaj Gongala Venkata (mridangam)



 Moins connu en France que le Bharata Natyam, le Kuchipudi est pourtant l'une des principales danses classiques de l'Inde, aux côtés, entre autres, du Kathak, du Kathakali, de l'Odissi ou du Monihi Attam. Il n'est pas toujours évident, pour le néophyte, de distinguer les subtilités de ces danses : si le Kathakali emprunte plus à une forme théâtrale et le Monihi Attam étonne par sa lenteur générale, le Bharata Natyam et le Kuchipudi sont manifestement plus proches, la deuxième danse, originaire de l'Andra Pradesh, ayant emprunté à la première.

 Si le Kuchipudi a, selon les dires, conservé une spécificité, sur scène, elle tient sans doute à la persistance d'une légèreté rendue sous forme d'espièglerie. Bien sûr, comme la plupart de ces danses, on prend toujours appui sur les fameux textes anciens (Mahabharata et Ramayana), et le jeu consiste à alterner danse pure et dimension narrative. Sur la scène du Musée Guimet, c'est sans doute ce deuxième aspect qui frappe le plus. On reste bien entendu émerveillé par ces torsions gracieuses des doigts, par la souplesse bondissante de la danseuse Sandhya Raju.

 C'est pourtant la narration qui donne à Sandhya Raju l'occasion de nous montrer à quel point la maîtrise de la technique dansée ne peut faire l'économie d'une qualité dramatique. Et celle-ci se manifeste dans le spectacle avec notamment la scène où le dieu Krishna - dont le moins qu'on puisse dire est qu'il abuse un peu de son pouvoir - observe des jeunes femmes en train de se baigner. A elle seule, Sandhya Raju arrive à rendre réaliste une scène de bain où plusieurs personnages jouent à s'asperger d'eau. Elle donne une belle idée du hors-champ, où les personnages absents semblent prendre vie.

 Le Kuchipudi, c'est aussi un sacré morceau de bravoure qui consiste, pour les interprètes à danser sur un banal plateau. Exercice, on l'imagine éminemment difficile, puisqu'il consiste à partir des coulisses pour avancer sur la scène sans jamais lever les pieds. Ce ne serait qu'un pur exercice virtuose si cela ne s'accompagnait pas d'une attention particulière au rythme. S'établit ainsi un dialogue précieux avec les musiciens, plus particulièrement avec le joueur de mridangam qui, dans ses frappes, donne des indications auxquelles réagit la danseuse.

 

 Au chant, ce n'est ni plus ni moins que le propre gourou de Sandhya Raju (Jaikishore Mosalikanti) qui enrobe le spectacle d'une voix suave. Sa science rythmique est telle qu'il utilise le nattuvangam (petites cymbales) avec une belle prestance, donnant une place de choix à cet instrument dont les interventions sont en général discrètes. Entourée de ce confort musical, Sandhya Raju ne pouvait dès lors que livrer une prestation aussi aérienne que souriante.
 

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commentaires

plombier paris 09/03/2015 09:10

J'apprécie votre blog, n'hésitez pas a visiter le mien.
Cordialement

voyage Indu du sud 07/03/2015 10:29

L'Inde du Sud est l’empire des sens. De magnifiques paysages aux couleurs éclatantes, une végétation tropicale, des rizières et des plages à perte de vue.

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