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30 juin 2012 6 30 /06 /juin /2012 10:32

 

 

 

 

 

 

 

Moines danseurs de Majuli 

 

 

En à peine quelques jours, une région rarement mise à l'honneur, aura été présentée sur deux scènes parisiennes : l'Assam, au nord-est de l'Inde. Après le rituel Sankirtara, dédié à Shiva, dans le cadre du festival de l'Imaginaire, au musée du quai Branly, un ensemble de moines a investi la salle du musée Guimet pour y dispenser toute une série de danses pour le moins surprenantes.

 

 La surprise résidait moins dans la danse que dans la désignation même de cette troupe : moines danseurs. Là où, avec le rituel de Sankitarna, on baignait d'emblée dans une atmosphère spirituelle - quand bien même l'espace d'épanouissement de ce rituel était différent -, on avait plus de mal à imaginer de jeunes éphèbes, graciles, aux postures féminisées, s'adonner à la danse plutôt qu'à la prière. C'est évidemment plus facile - parce que plus ancré dans nos représentations - d'imaginer des moines pratiquant le kung-fu ou autre art martial.

 

Mais la vision de ces jeunes moines avait ceci de stimulant qu'elle renforçait la singularité d'une région, l'Assam, à quelques jours de la découverte de Sankirtana. De plus, un lien naturel se tissait immédiatement au début du spectacle quand arrivèrent des percussionnistes : tenue blanche quasi identique, tambours ressemblant au mridangam du sud de l'Inde, le jeu étant soutenu par des joueurs de cymbales.

 

Proximité vestimentaire et identité des instruments n'altère pas les différences : avec les moines de Majuli, la délicatesse des traits et des attitudes semble se transférer sur la pratique des instruments. Il s'agit moins d'être virtuose que de proposer une prestation où plusieurs modes convergent : arabesque des mains avant les frappes, corps se déhanchant comme les représentations des bas-reliefs des temples anciens.

 

D'autres danses suivront, plus proches des formes classiques, mettant en avant la capacité des danseurs à se couler dans des techniques différentes. Ainsi, on ne s'étonnera pas de voir l'un d'eux, au terme d'une danse fastueuse, aller s'asseoir dans le fond de la scène avec les autres musiciens et poursuivre sa prestation... à la percussion. Ses frappes, précédés d'élégantes arabesques des bras dans l'air, créent une fusion entre le corps, la danse et la musique et rappellent, à l'image de Sankirtana, la spécificité d'une région.

   

 

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